Sur 132 engagements pris devant les Tremblaysiens en 2020, ils en ont réellement tenu 22. Pas 90%. Seize pour cent. Les voici, un par un.
La candidate désignée par François Asensi clame un taux de réussite de 90% sur les 132 projets du programme de 2020. C’est un mensonge. Un mensonge méthodique, construit sur l’agrégation artificielle de projets « annoncés », « en cours d’étude » ou simplement « souhaités » — comptabilisés comme des réalisations concrètes.
La réalité, celle des Tremblaysiens qui vivent dans des écoles qui tombent en ruine, qui subissent les bouchons du Vert-Galant, qui ont reçu des factures de 6 000€ à Noël, qui ont entendu les rafales de Kalachnikov dans la nuit — cette réalité-là ne rentre pas dans leurs statistiques. Elle ne rentre pas dans le Tremblay Magazine.
Alors nous la rendons publique. Promesse par promesse. Trahison par trahison.
Pendant six ans, la municipalité a vanté sa politique de « tranquillité publique ». Pendant six ans, les Tremblaysiens ont vécu une autre réalité. Les faits sont documentés. Les dates sont vérifiables. Les victimes ont des noms.
Ils ont installé plus de 300 caméras. Une seule personne dans le poste pour les surveiller toutes. Pas de budget maintenance. Des caméras hors service. Des habitants qui créent des groupes WhatsApp pour se protéger entre eux. C’est ça, leur bilan sécurité.
Ils inaugurent une école au Vert-Galant en 2025. Pour que vous ne regardiez pas les autres. Celles qui tombent en ruine depuis six ans. Celles dont ils avaient promis la rénovation en 2020 et qui attendent encore.
Des filets de sécurité sur les façades pour prévenir les chutes de matériaux. Des infiltrations, des pannes électriques récurrentes. Un froid intense. Des enseignants qui font des miracles dans des locaux indignes. C’est ça, Tremblay en 2025.
Ils ont également supprimé les salles informatiques dans les établissements — tout en affichant des ambitions de « réussite éducative » et de « réduction de la fracture numérique ». Promesse n°39 et n°40 du programme : enterrées.
Derrière le discours de la « Ville-Jardin » et les promesses écologiques, une autre politique s’est menée en coulisses. Silencieuse. Lucrative. Aux antipodes de ce qui avait été promis.
Le Data Center, implanté sans annonce publique, est une infrastructure énergivore et consommatrice massive d’eau pour son refroidissement. Il ne crée aucun emploi local. Il génère des nuisances sonores permanentes. C’est l’exact inverse du discours écologique officiel.
Le mur anti-bruit contre les nuisances du CDG Express : accordé en 2025, basé sur des études obsolètes de 2017 que le Maire n’a contestées qu’après cinq ans de passivité. Résultat : 59 maisons isolées sur les 100 impactées. Les 41 autres ? Oubliées.
La liste présentée pour 2026-2032 trahit une sclérose démocratique profonde. Près de 50% des candidats sont des élus sortants dont la production publique est quasi inexistante. Six ans. Aucune permanence de quartier documentée. Aucun dossier d’envergure porté. Des séquences photographiques. Des JO 2024. C’est tout.
Les budgets participatifs, lancés opportunément en 2025 — l’année pré-électorale — pour financer des micro-événements de quartier, ne sont que des diversions budgétaires dérisoires face à la faillite des investissements structurants. Du couscous et des fêtes de quartier. Pas des écoles rénovées.
Chaque engagement ci-dessous figure dans le programme officiel de 2020. Aucun n’a été réalisé.
22 projets tenus sur 132. Des écoles qui s’effritent. Une Kalachnikov dans le Vert-Galant. Des terres agricoles troquées contre une prison. Un Data Center implanté en secret. 104 millions € de patrimoine public bradés. Des familles avec 6 000€ de factures à Noël.
Le 15 mars, les Tremblaysiens ont le pouvoir de rendre des comptes. Pas dans six ans. Maintenant. Ce droit de vote qu’ils ont négligé, qu’ils ont cédé à ceux qui ont décidé pour vous pendant 40 ans — il est de nouveau dans vos mains. Ne le gâchez pas.
Chaque Tremblaysien a le droit de savoir ce qui a été fait — et ce qui n’a pas été fait — en son nom.