On s’est fait braquer. Et personne n’a voulu savoir combien.
Pendant des années, la ville de Tremblay-en-France a possédé un bailleur social : la SEMIPFA. 1 400 logements. Des terrains. Une maison de retraite. Un patrimoine construit avec votre argent et les terrains de la commune. La Ville en détenait 72%. C’était notre bien commun.
En 2023, ce patrimoine a été cédé à LOGIREP — sans débat public, sans expertise indépendante, sans vous. Simultanément, des milliers de familles tremblaysiennes allaient recevoir des factures de charges impayées pouvant atteindre 12 000€. Et la même administration allait se présenter en sauveur. Voici les deux dossiers.
La SEMIPFA, c’était votre bailleur social. Construit pierre par pierre avec votre argent et les terrains de la Ville. 1 400 logements. Des terrains. Une maison de retraite. La Ville en détenait 72%. C’était notre bien commun.
En 2023, tout a été « DONNÉ » à LOGIREP. Sans débat. Sans expertise. Sans vous. Tremblay ne pèse plus que 2,40% dans ce grand groupe. Les locataires livrés à eux-mêmes : coup de pression, huissier, politique du chiffre.
Le soir du vote, le maire n’était pas présent. C’est Virginie DECARVALHO — aujourd’hui candidate aux élections — qui présidait la séance. Elle a envoyé un SMS à tous les conseillers pour exiger un vote unanime sur un dossier qu’elle savait potentiellement explosif.
Et ce n’est pas tout.
Un deuxième scandale. Les mêmes responsables.
Des familles tremblaysiennes se sont vu réclamer jusqu’à 12 000€ de rappels. Du jour au lendemain.
Khadidiatou, ancienne assistante comptable, aujourd’hui au RSA. Son père vient de mourir. Son dégât des eaux n’est toujours pas réparé. « Je ne peux pas payer. »
Philippe, employé à la Poste. « Je ne prends pas une douche tous les jours et je fais la vaisselle dans une bassine pour économiser l’eau. »
Nadia, 36 ans, agente des douanes, mère de quatre enfants. « On travaille pour leur donner des sous. C’est comme s’ils nous enlevaient notre dignité. »
Fatima, ancienne travailleuse hospitalière en rééducation après un accident du travail. « Je pense reprendre le boulot même si je souffre. »
TF1 et France 2 — le sujet passe au 20 heures. La Ville convoque LOGIREP. Elle dénonce la « brutalité sociale ». Elle se pose en défenseur des locataires. Elle annonce une aide via le CCAS.
Pourtant, LogiRep lui-même l’a reconnu sans détour : « Le timing n’est pas des plus heureux, mais on n’avait pas le choix. » Décembre 2024 était le dernier mois légal pour réclamer les charges de 2021. Trois ans de silence. Une seule facture. Avant les élections.
Les Tremblaysiens ont le droit de savoir. Faites circuler.